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Date de création : 23.02.2010
Dernière mise à jour : 03.03.2010
3 articles


Amar Allalouche, peintre algérien

Publié le 30/08/2009 à 00:00 par peintrealgerie Tags : art peinture algérie

 

Amar Allalouche

Amar Allalouche considéré comme le doyen des peintres de Constantine, est de ceux qui auront contribué à asseoir une solide tradition picturale à Constantine, certes aidé en cela par la nature d’une ville vouée, malgré les outrages, à la beauté et il n’est d’art que beauté.


Cette même beauté qu’on retrouve dans les toiles semi abstraites d’Allalouche, où l’artiste fait montre d’une parfaite maîtrise des procédés techniques, laquelle alliée à la diversité thématique confère à sa peinture une remarquable maturité.


C’est dans les années 60 que débute la carrière artistique d’Amar Allalouche, quand frais émoulu de l’Ecole Nationale d’Architecture et des Beaux Arts, le jeune peintre d’alors, rêvait, à l’instar de nombre d’Algériens de sa génération de bâtir un monde nouveau dans un pays neuf dans le domaine des arts plastiques.

Il s’agissait moins de supplanter l’école coloniale que de jeter le fondements d’une peinture algérienne en s’inspirant des courants les plus révolutionnaires.


Allalouche retrouve son enthousiasme pour parler de l’avenir d’une jeunesse en laquelle il placerait tous ses espoirs; son vœu le plus cher serait de voir naître un « Bauhaus » algérien, de voir se marier l’art et la technique, dans une Algérie d’harmonie et de bien-être.


Une des conditions de la réalisation de ce vœu serait, d’après Amar Allalouche, d’arriver à une « algérianité » de l’art qui fasse que l’Algérien puisse s’identifier à ce dernier en disposant d'un « je » artistique.


En peinture, cette algérianité ne sera pas le palmier du paysage ou le bracelet berbère, mais celui qui aura planté l’arbre ou ciselé le bijou, dans ses sensations, ses joies, ses peines, ses gestes, son histoire, son « être »…


Notre art, ajoutera Allalouche, devra être aussi empreint d’algérianité que notre parles dialectal. Mais cette « algérianité » ne devra pas faire négliger la première exigence pour tout art qui demeure la qualité. Qu’on ce garde préviendra le peintre, d’une « algérianité », porte ouverte à tous les galvaudages et à toutes les exclusions.

Allalouche continue de travailler beaucoup sans se presser comme il se plaira à le souligner en demeurant convaincu que la peinture n’est pas seulement une couleur posée sur un tableau, mais un véritable sacerdoce.

 

 Ahmed BENZELIKHA